jeudi 13 août 2015 : « Nous ne voulons pas perdre nos emplois » dixit les travailleurs de CBK

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Les travailleurs de la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK) de la société Rusal tirent la sonnette d’alarme sur les risques de perte d’emploi au sein de leur société. Ils ont partagé cette inquiétude au cours d’une rencontre tenue mercredi avec leur centrale syndicale à la cité CBK à Matoto.

Cette rencontre d’information avait pour objectif de partager leurs inquiétudes avec leur  centrale syndicale sur un éventuel octroie d’une partie de leurs installations portuaires à la société Bolloré. Une situation qui pourrait porter un coup sur la production. « Nous nous sentons menacés, nos installations sont menacés, plus précisément la voie ferrée. Il y a une tentative d’octroie de cette voie à la compagnie Bolloré » soupçonne Telli Diallo, secrétaire général du syndicat des travailleurs de la mine de Débélé de Kindia.

Pour le syndicat, la concession des installations de Rusal à Bolloré risque d’empêcher la compagnie à atteindre son objectif. Celui d’augmenter la production à 4 millions de tonne en 2016. « Nous tendons en 2016 à quatre millions de tonnes, et cet objectif est en train d’être piétiné. Chose que nous ne voulons pas, parce que, c’est à travers ces 4 millions de tonnes que nous pouvons avoir un salaire décent, une vie décente que tout le monde rêve d’avoir » craint Emmanuel Foula, premier délégué syndical à Rusal CBK.

Selon les travailleurs de Rusal, le train chinois, qui utilise gracieusement les rails de la compagnie, ampute cinq heures et demi de leur temps de travail. L’ajout d’un autre pourrait entrainer onze heures de temps de travail en moins par jour. Une situation qu’ils trouvent abusive car cela leur ferait perdre leur prime de production estimée entre 45 à 50% de leur salaire par mois. Ces travailleurs disent ne pas baisser les bras contre ces menaces.

Les syndicats, accompagnés des travailleurs, comptent rencontrer ce jeudi le ministre des mines et de la géologie pour attirer son attention sur cette situation qu’ils trouvent préoccupante. 

Lopez Faya YOMBOUNO

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