Mardi 01 mars 2016 – Santé : Le lien entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré vient d’être confirmé.

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Le lien de causalité entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré a été confirmé par des chercheurs. Selon une étude publiée ce mardi 1er mars, le virus Zika serait bien à l’origine de l’augmentation de cette forme grave de paralysie des membres dans les pays où sévit l’épidémie.

Ce lien dont on parle depuis plusieurs semaines avait déjà été constaté lors d’une épidémie précédente en Polynésie française mais il n’avait pu être démontré à l’époque. Selon Professeur Arnaud Fontanet « On avait constaté il y a deux ans en Polynésie française que le nombre de syndromes de Guillain-Barré avait été multiplié par 17 durant la période de l’épidémie de Zika par rapport au taux habituel observé dans la région» explique le responsable de l’unité épidémiologique des maladies émergentes à l’Institut Pasteur de Paris, qui a coordonné l'étude publiée ce mardi dans la revue médicale The Lancet.

Poursuivant, Professeur Arnaud Fontanet relate les méthodes adoptées pour détecter ce lien de causalité « On a mis en évidence chez tous les patients qui avaient un syndrome de Guillain-Barré une infection récente par le virus Zika. Le syndrome de Guillain-Barré, dans cette étude, est apparu à peu près une semaine après les manifestations cliniques d’une infection par le virus Zika. Les patients avaient la fièvre, des éruptions cutanées, des douleurs articulaires et la conjonctivite, caractéristique d’une infection par le virus Zika. Six jours plus tard, certains patients ont commencé à se plaindre de fourmillement et de faiblesse dans les jambes, le premier symptôme d’un syndrome de Guillain-Barré ».

Suite à cette découverte, Arnaud Fontanet appelle les citoyens des pays où sévit cette épidémie, à faire preuve de vigilance « être vigilant pour des personnes ayant été infectées par le virus Zika si elles présentent ces symptômes de faiblesse dans les jambes particulièrement, avec difficulté à marcher. Dès lors, il faut consulter très rapidement afin d’accueillir et de prendre en charge ces patients pendant qu’il est encore possible de le faire ».

Ahmadou Bah