Lundi 16 mai 2016 – Art : la cinématographie guinéenne vers une renaissance.

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Les artistes comédiens, producteurs et distributeurs guinéens semblent trouver un commun accord sur certains problèmes qui les divergeaient le plus souvent. Il s’agit de l’adoption d’une plateforme pour la mise en œuvre d’une synergie d’action pour l’éradication de la piraterie en Guinée.

C’est une initiative conjointe de l’Observatoire Guinéen pour la Culture et la Lutte contre la Piraterie (OGCLP), et le Collectif des Artistes, Producteurs et Distributeurs (CAPD), afin de mettre en œuvre le protocole d’accord issu de la rencontre avec les acteurs du cinéma guinéens. Ce protocole vise à réglementer les conditions anormales que subit ce secteur, dont entre autres :

-La déclaration des œuvres au niveau du Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA), qui permettra non seulement de sécuriser leurs produits, mais aussi à payer les droits d’auteur.

-Passer à l’Office National du Cinéma Guinéen (ONACIG) pour le visionnage de ces produits.

-La ratification d’un contrat entre producteur et artiste.

Selon ces artistes, des petits groupes sont à la base du recul de la cinématographie du pays. A ce sujet, ils ont haussé le ton pour mettre en garde les concernés.

Ils dénoncent également le fait que le Ministère de la culture ait signé un partenariat avec une Société d’assurance de la place pour la couverture santé des artistes, sans qu’ils (les comédiens) ne soient conviés. Une situation qu’ils condamnent avec la dernière énergie.

Ousmane BARRY, Président de l’OGCLP, déplore aussi le fait que les comédiens et les producteurs soient exclus de la subvention de l’Etat. « Avant, on était inscrit sur la liste du BGDA qui nous réglait. Mais en 2009, ils nous ont fait comprendre que nous relevons de l’office National du Cinéma (ONACIG). Depuis cette date on ne perçoit pas nos droits d’auteur. Mais, nous sommes en train de nous battre. Nos productions ont perdu leur valeur marchande, on ne peut même pas vendre 1000 CD d’une production artistique. Donc nous avons décidé de prendre notre destin en main ».

Alkaly Daouda Daffé.