Mercredi 29 juin 2016 - Un journaliste brutalisé par la garde présidentielle : l’ONG Reporters Sans frontières réagit.

VUES: 6926 FOIS

Dans un communiqué, l’ONG Reporters Sans frontières (RSF) a exhorté la justice guinéenne à punir les militaires de la garde rapprochée du président Alpha Condé, ayant passé à tabac le journaliste Abdoul Malick Diallo, lors de la dernière Assemblée Générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, tenue le samedi 25 juin à Conakry.

« De tels actes de violence arbitraires envers les journalistes sont absolument intolérables. Nous demandons que les éléments de la garde présidentielle responsables de cette agression soient identifiés et sanctionnés », a incité RSF.

Abdoul Malick Diallo a été violenté par la garde rapprochée du président de la République devant le siège du parti au pouvoir.

Le journaliste s’était rendu au siège de ce parti afin de couvrir les travaux de son Assemblée Générale hebdomadaire. Un membre de la garde rapprochée qui a vu le journaliste prendre une photo dans la cour au moment où Alpha Condé quittait les lieux, l’a interpellé. L’agent a demandé au journaliste d’effacer la photo, puis a exigé de récupérer la carte mémoire avant de confisquer l’appareil.

Ensuite, plusieurs éléments de la garde rapprochée du président Condé se sont mis à le battre et ont déchiré ses vêtements avant de le jeter dans un véhicule militaire, pour le battre à nouveau dans les locaux de la garde prétorienne.

Des Associations guinéennes de médias ont également fait part de leur indignation face aux violences répétées contre les journalistes.

L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) et l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) ont condamné ce traitement violent et brutal infligé par la garde rapprochée du Président de la République au reporter Abdoul Malick Diallo.  

Ahmadou Bah.