Dimanche 10 juillet 2016 – Finale de l’Euro 2016 : Le Portugal remporte la coupe contre la France dans les prolongations.

VUES: 4385 FOIS

Le Portugal a battu la France grâce à un but d'Eder en prolongation (1-0 a. p.) et remporte le premier Euro de son histoire.

Après l’Euro 1984 et la Coupe du monde 1998, l’équipe de France devait gagner son troisième trophée à domicile. Toutes les conditions étaient réunies pour que le rêve se réalise. Mais le conte de fées ne s’est pas bien terminé. Battus par le Portugal en prolongation (0-1), sur une frappe puissante de l’attaquant lillois Eder (109e), auteur d’une entrée tonitruante, les Bleus sont tombés de haut. Malgré la blessure rapide de Cristiano Ronaldo, la Seleção a survécu et remporte son premier Euro. Elle inflige aussi aux Français une défaite cruelle au terme d’une rencontre globalement fermée. Un scénario qui n’est pas sans rappeler la finale de l’Euro 2004, perdue chez eux par les Lusitaniens face à la Grèce.

Comme contre l’Allemagne, les Bleus étaient pourtant partis à l’abordage dès les premières minutes de jeu. Et un peu comme en demi-finales, c’est Antoine Griezmann qui s’est procuré la première occasion, sur une tête lobée en pleine course, bien claquée en corner par Rui Patricio (10e). Remplis de bonnes intentions, à l’image de l’épatant Moussa Sissoko, et visiblement pressés de prendre les devants, les Tricolores ont multiplié les offensives (22e, 30e et 34e) contre une formation portugaise bien timide, prise de vitesse sur chaque mouvement adverse et perdue après la perte de leur leader. Mais dans son malheur, l’équipe de Fernando Santos s’est appuyée sur ses valeurs collectives et sa grande solidarité pour s’accrocher. Et pousser les Bleus à redoubler d’efforts.

A la reprise, le Portugal qui a perdu Cristiano Ronaldo sur blessure au genou gauche à la 17è minute reste bien organisé. Toute la stratégie des portugais, comme d’habitude, c’est d’empêcher l’adversaire de jouer. Le scénario n’a donc pas changé. A la 47e minute, Sissoko s'en sort bien après une grosse faute sur Pepe mais pas de carton. A la 48e minute, Pepe sauve le but portugais devant Payet. A la 53ème minute, une personne est entrée sur la pelouse et a été vite sortie à l’abri des caméras.

Toujours aussi volontaires, les joueurs de Didier Deschamps accentuent leur domination et se créent de nouvelles opportunités (54e et 58e). Sans en profiter. Finalement, des changements de stratégie sont opérées. L’entrée en jeu de Kingsley Coman à la place de Payet a fait beaucoup de bien aux Bleus qui ont soudainement retrouvé de l’énergie. Sur un centre parfait du joueur du Bayern, Griezmann aurait pu encore jouer les sauveurs, mais sa reprise de la tête a fui le cadre (66e). Encore sur une passe de Coman, Giroud s’est ensuite heurté à l’excellent Rui Patricio (75e), comme Sissoko (84e). Dans un Stade de France stressé par la tournure des évènements, Hugo Lloris a fait des miracles à la 80e est surtout à la 104e sur un corner tiré par les portugais. Puis il a été sauvé plus tard par sa transversale (108e) sur un coup franc de Raphaël Guerreiro. A la 92ème minute, dans le temps additionnel, André-Pierre Gignac était à un cheveu d'être le héros d'une nation avec un tir cadré mais qui est venu sur le poteau. Il avait joué en pivot, c’était parfait, mais le gardien portugais, Rui Patricio, était là alors que la victoire était toute proche. Elle a fini par échapper aux Bleus dans la prolongation. Ils ne gagneront pas cette année leur troisième Euro.

info@nostalgieguinee.net