Crise politique : Attention, Cellou demeure le seul interlocuteur modéré

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Depuis assez longtemps, nous flirtons  avec le feu. Les fondements de notre Nation sont entamés de tous côtés, et pourtant nous continuons d’asséner des coups de plus en plus durs à la construction de notre édifice communs. Désormais, les extrémistes commercent bien et leurs discours fleuris aguichent des consciences.

Elle est bien loin l’euphorie du soixantenaire de l’indépendance de notre pays. Elles sont déjà révolues les images de milliers de drapeaux, tricolores arborés avec fierté dans les rues et les  lieux de distraction. Le succès de la fête du 02 Octobre a été tel qu’on s’était remis à rêver d’une Guinée débarrassée des démons de la division et des crises politiques qui la hantent depuis trop longtemps. Mais comme souvent, ici, l’espoir a pris la vilaine habitude de nous blesser. Nos politiques n’ont repris que plus belle leur propension à tout gâcher et à renverser ce qui réjouit leur people.

Le principal fauteur de troubles cette fois-ci, il faut le dénoncer, c’est bien le gouvernement , et en première ligne Kassory Fofana et son ministre de ‘’l’insécurité’’, Alpha Ibrahima Kéira. Rarement l’entêtement, la supercherie et l’arrogance ont atteint un tel niveau au sommet de notre pays. Sous le fallacieux prétexte de restaurer l’autorité de l’Etat, l’on brime les faibles, confisque les libertés publiques et assassine des guinéens. La raison de tout cela ? La simple volonté de conserver le butin de fraude à grande échelle qui a caractérisé les élections locale du 04 février dernier. Les divers agendas cachés des courtisans du Palais les amènent à tenir des discours et à poser des actes qui enflamment la cité. Les plus hypocrites préfèrent se cacher derrière une horde de jeunes sans repères, qui outragent à longueur de journée le bon sens et mettent à mal la quiétude sociale.

Dans ce groupe, figurent les messagers du régionalisme dont les vrais dieux viennent hideusement ensuite prôner la paix sur les ondes des médias. D’autres sont dissimulés au sein d’unités de répression, dont la mission est de dissuader toute protestation par la terreur. L’attaque du véhicule du chef de file de l’opposition guinéenne, mardi 23 octobre, était censée devenir leur chef-d’œuvre. Mais si ceux qui gouvernent notre cité prétendent encore aimer la Guinée, qu’ils dénichent et exposent les auteurs de cet acte inspiré par Satan en personne, et dont la conséquence aurait été d’embraser en un clin d’œil le pays tout entier.

Que cela soit pourtant clair pour tous, Cellou Dalein demeure une colombe dans un environnement d’extrémistes, le seul interlocuteur modéré avec qui il sera toujours possible d’obtenir des compromis pour la paix dans notre pays. Vouloir se défaire de lui, comme en rêveraient les sbires de ce régime,  serait une erreur catastrophique qui changera durablement la face de la Guinée. Ceux qui espèrent le voir disparaître ne rendent un bon service ni à la Guinée ni au président Condé.

 Les guinéens doivent rejeter les prêches de ces serviteurs des ténèbres dont le venin est mortel pour toute société. A ceux qui diffusent la haine et le mensonge, disons non ! Aux manipulateurs des couches sociales de notre pays, résistons. Aux extrémistes qui pensent que c’est leur heure de gloire, opposons la raison et la force de notre histoire commune.

Comme le dis un proverbe africain, on ne peut pas peindre le blanc sur le blanc, ni le noir sur le noir. Chacun a besoin de l’autre pour se révéler.

Mohamed Mara

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