Guinée/Education : Les premiers règlements de compte après la suspension de la grève du SLECG ?

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Une enseignante de l’école primaire Amilcar Cabral de la Minière dans la commune de Dixinn s’est vue refuser l’accès à la classe qu’elle enseigne ce lundi, 14 janvier 2019, jour de reprise des cours après trois mois de grève, par Madame Djènè Camara, directrice de la dite école

Madame Fanta Cissé, c’est le nom de l’enseignante, a témoigné sa ‘’mésaventure ‘’ dans l’émission Face à l’info sur la radio Nostalgie :

« Tout a commencé depuis que la DCE a envoyé des lettres d’avertissement pour les enseignants grévistes. Pendant les congés de Noël, la directrice m’a appelé et m’a dit qu’il y’a des lettres qui sont venues, de venir m’engager si je dois reprendre les cours ou pas. Je lui ai dit que je vais revenir après l’ouverture pour me voir avec elle. Dès que les congés sont terminés le 03 Janvier, je suis revenue la retrouver à l’école. J’ai dit madame je suis venue vous voir parce que vous m’avez appelée durant les congés. Elle m’a dit si j’étais prête à reprendre les cours là où j’étais. J’ai répondu madame pour le moment je suis en grève et je ne suis pas prête à reprendre les cours. Elle m’a dit qu’il n’y a pas de problème, d’attendre qu’elle réunisse son collectif pour répéter ça devant eux. Elle a réuni tout le monde, m’a reposé la même question et  j’ai répondu que pour le moment je suis toujours en grève et je ne suis pas prête à reprendre les cours. Elle m’a dit  d’écrire ça sur un papier et le signer. J’ai refusé, j’ai dit non.  Elle m’a dit de donner mon numéro matricule, j’ai dit non. Je lui ai dit de ne pas me mêler  à ça. Parce que chaque fois qu’elle prend une liste, elle écrit mon numéro et elle l’a fait remonter.

Maintenant comme la grève est finie, le général Aboubacar Soumah nous a dit de reprendre les cours aujourd’hui (lundi). Je suis venue la retrouver. Je dis bonjour madame, devant l’adjoint et deux autres enseignants. Elle ne m’a pas répondu. Elle a fait le tour de l’école. Chaque fois que je m’approche d’elle, elle m’évite. Finalement, elle est venue s’asseoir, je suis venue près d’elle pour lui dire madame je suis prête à reprendre les cours. Elle me dit non ; est-ce que toi tu as une classe ?  ça fait combien de mois tu as fait chômer les enfants ?  Est-ce que toi tu oses te pointer devant moi pour demander une classe ? Elle m’a dit me plaindre là où je veux. Je lui ai dit que je ne vais nulle part. Je suis venue vers elle en tant que directrice pour reprendre les cours.

Comme la note de service dit que je suis toujours enseignante de l’école, je suis venue récupérer mes cours. Après, elle s’est levée et a commencé à taper la table. Elle a dit qu’elle a fait 4 ans de services, que personne n’a crié sur elle ; que j’ose me planter devant elle pour crier sur elle. J’ai dit non madame. Je ne suis pas venue pour vous manquer du respect. Elle m’a dit  malhonnête, menteuse.

Tout le monde est venu, il y’avait son fils qui travaille à la SEG. Il est venu je vous le jure, il a failli me frapper. Il a dit que si moi j’ose parler comme ça à sa mère. C’est une autre enseignante qui a dit : non mon frère ne te mêle pas à ça. Elle (la directrice) m’a dit malhonnête. Que je suis menteuse. Immédiatement moi aussi  j’ai réagi,…. Après les collègues sont venus. Ils m’ont dit de partir à la direction communale de l’éducation de Dixinn ».

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