Justice : Ibrahima Sory Camara condamné à 8 mois en appel

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Le prévenu Ibrahima Sory Camara de l’UFDG, reconnu coupable pour les faits de diffamation, injures et outrages à l’encontre du Chef de l’Etat vient de bénéficier d’une réduction de sa peine de 18 mois qui lui avait été infligée en première instance. Ce jeudi 25 octobre 2018, la Cour d’Appel de Conakry l’a finalement condamné à 8 mois de prison. Une victime pour ses avocats qui estiment que l’idéal aurait été que leur client soit condamné au temps mis en prison.

Après avoir passé plus de 7 mois en prison, le prévenu Ibrahima Sory Camara emprisonné depuis le 23 mars dernier sortira enfin le 23 Novembre 2018 suite à un allègement de sa peine dont il vient de bénéficier en appel. C’est une victoire à la gravité des faits reprochés à leur client, selon les avocats de la défense.

« Je pense que c’est une victoire, c’est une grande victoire pour nous. La cour d’appel a constaté que c’est le prévenu qui a relevé appel et la cour d’appel a constaté que la première peine était exagérée et la cour d’appel a constaté qu’il fallait faire revenir la peine à son canton possible. Et c’est pourquoi, mon client a été condamné à 8 mois en appel au lieu de 18 mois. Ça c’est une grande victoire, il faut le reconnaitre quand même. Il est en prison pratiquement depuis le 23 mars 2018. Il doit sortir le 23 novembre 2018. Aujourd’hui, nous sommes le 25 octobre, donc il ne lui reste plus qu’un mois. Et vraiment c’est une grande victoire, il faut s’en réjouir, face à la gravité des faits qu’on lui reprochait. Parce que tenez-vous bien, il lui est reproché d’offense, d’injures et d’outrage contre le chef de l’Etat. Il retourne certes en prison. Mais, l’idéal aurait été qu’il soit libéré aujourd’hui, qu’il rentre aujourd’hui c’était ça l’idéal. Au pire des cas, il devait être condamné au temps mis. Mais hélas si la cour a estimé qu’il faut le temps mis plus un mois, cela relève de sa souveraineté. Mais il faut quand même remercier le droit, il faut remercier la cour pour son courage contrairement à la première décision qui l’avait condamné à 18 mois d’emprisonnement. Donc je suis heureux, je suis content, je ne suis pas content parce qu’il retourne en prison mais je suis content parce qu’il ne fera plus qu’un mois et il va recouvrer sa liberté. Nous n’avons utilisé aucune démarche, nous avons seulement utilisé la loi, le courage, la persévérance, l’endurance », a estimé Me Salifou Béavogui avocat de la défense.

Même si pour la partie civile la cour s’est montré un peu plus clémente, elle estime tout de même que ces 8 mois d’emprisonnement serviront de leçon au prévenu

« Nous pensons que le droit a été dit certes la cour s’est montré un peu plus clémente à l’égard du prévenu. Nous reformons partiellement la décision de l’action publique bien entendu et nous pensons que les 8 mois d’emprisonnement serviront non seulement de leçon à monsieur Ibrahima Sory Camara mais pourra être un moyen d’intimidation puisque c’est l’une des fonctions aussi de la peine et pour que le prévenu ne soit pas emporté par l’instinct de réfraction. C’est pourquoi, il ne faudrait pas voir seulement la durée mais il faut voir le rôle et l’importance de la peine. 8 mois à notre avis nous parait raisonnable pour que monsieur Ibrahima Sory Camara prenne la mesure de ses responsabilités », a estimé Me Lancei 3 Diawara.

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