3ème Mandat du feu Lassana Conté : Moussa Solano, ancien ministre de l’intérieur donne les raisons

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Dans son intervention chez nos confrères de la radio Espace, ce lundi 15 juin 2020, Moussa Solano, ancien ministre de l’intérieur est revenu sur comment le président Lansana Conté a eu le 3ème mandat : « La constitution de 1990 dont je suis l’un des membres acteurs, a bien prévu sa modification. En un certain terme, si la nécessité s’imposait. Je crois que c’est cette démarche qui a été faite le 11 Novembre 2001. Nous avions pris un article qui a été modifié, c’était celui du mandat présidentiel. Et c’était normal car il n’y avait pas d’article qui condamnait cet acte. Dire qu’il était intouchable. Donc moi je pense que nous avons fait un travail et il faut aller à l’origine pour savoir des raisons, parce que quand on ne fouille pas dans les archives, il est difficile de voir des hommes se comporter d’une certaine manière », a justifié l’ancien ministre de l’intérieur.

Poursuivant sa narration, le ministre rajoute : « Il y a eu une agression rebelle en 2000 qui nous a couté cher. La Guinée maritime et la Guinée forestière ont été vigoureusement atteintes par celle-ci ? Sur ceux, nous n’avons pas réglé cette question facilement. En suite le Libéria, la Sierra Léone, la Cote D’ivoire, le Mali, le Sénégal avec la Casamance. Tous ces pays étaient pratiquement sous haute tension. Donc nous étions dans une forte déstabilisation de la sous-région et de l’Afrique de l’Ouest. Et le mandat du président Lansana Conté expirait. Il était un soldat de terrain et c’était le moment de le faire. Et nous nous sommes battus comme on a pu avec l’armée, avec des citoyens volontaires. C’était une action conduite par le gouvernement. Il y avait un programme majeur qu’il fallait terminer. Je dis bien il y’avait un programme de société qui avait été mise en place à une époque donnée. Car la constitution a été faite en 1990, neuf ans de transition et au terme de celle-ci, nous avons fait une constitution. Et on a dit qu’on va retoucher la constitution pour remettre le président en place pour qu’il continue, afin qu’il y ait un passage en douce du pouvoir », a-t-il défendu.

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