Affrontements à N’Zérékoré : La crainte d’une crise identitaire se multiplie si rien n’est fait !

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La ville de N’Zérékoré est toujours en ébullition depuis jeudi 13 Juin. La marche de l’antenne locale du Front national pour la défense de la constitution violemment réprimée par les forces de l’ordre a engendré plusieurs blessés de part et d’autres dont un au coma.

Face à ces heurts, les réactions se multiplient dont celle du Mouvement  patriote pour l’alternance pour le salue, qui dénonce et fustige la manière dont la marche du FNDC a été réprimée par les forces de l’ordre. Ibrahima Sanoh, président dudit mouvement pointe un doigt accusateur sur le préfet et tous les autres cadres de l’administration de la ville. Il l’a fait savoir ce vendredi lors d’un entretien qu’il accordé à nos confrères de la radio City FM.

« Ces violences sont le résultat de l’entêtement d’un pouvoir résolu a massacré sa propre population pour imposer à ceux qui refusent de se soumettre à l’illégalité et surtout à un projet anticonstitutionnel.  C’est très déplorable parce qu’au début, ils ont voulu assoir les bases théoriques et juridiques de la forfaiture par l’intimidation et la menace, mais ils ont échoué. Et après avoir échoué de le faire, ils passent maintenant à l’exécution de leur menace qui commence par N’Zérékoré.  Car il y’a deux cas de comas, des blessés et affrontement entre deux parties de la population » déplorable-t-il.

Face à la gravité de la situation qui prévaut à N’Zérékoré, le président du Mouvement craint que la crise ne prennent une autre tournure, celle d’une crise identitaire pourquoi pas un conflit qui peut déboucher à une guerre civile.

« Parce que ce n’est plus entre les citoyens et les forces de l’ordre mais c’est entre les citoyens eux-mêmes. C’est là les germes d’une crise identitaire, chose que je peux appeler conflit qui peut donner lieu même à une guerre civile. C’est grave et déplorable parce que les gens sont prêts à en découdre et les forces de sécurité qui peuvent être des forces d’interposition ont déjà un camp. Le camp de ceux-là qui veulent nous imposer quelque chose d’anticonstitutionnelle, vous voyez que la population est contraint de s’interposer » prévient Ibrahima Sanoh.

Pour l’heure la ville de N’Zérékoré est partagée entre tension et méfiance, et la plupart des activités sont paralysées.

 

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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