Aliou Bah : « Le choix d’un porte parole est un facteur de division »

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Le président du Model était l’invité de l’émission Mirador de ce Jeudi sur la radio Fim FM. Au cours de cette interview, Aliou Bah a abordé plusieurs sujets d’actualité.

Sur la question du CPP,  le président du MODEL  est revenu :

«Une classe politique est censé être divergente et contradictoire, nous sommes dans un contexte de transition ce qui suppose qu’on a ni opposition ni mouvance, nous sommes dans un contexte où les cartes politiques ont été redistribuées à partir de là il y’a une guerre de position qui commence chose la plus normale. Lorsqu’on a créer cette plateforme, l’objectif c’était de faire en sorte que tout le monde se mette ensemble pour essayer de réfléchir sur 5 thématiques. Lorsque certains ont commencé à proposer une structuration, je fais partie des premiers qui avaient élevé des réserves par rapport à ça. Je leur ai dit que c’est un facteur de division parceque dès qu’on va commencer à parler de ça on connaît les problèmes d’égo dans notre pays, on sait aussi la rivalité qui existe entre les acteurs politiques »,  a-t-il affirmé avant de poursuivre

« Puisque c’est une plateforme de discussion nous, nous avons dit qu’on a pas besoin nécessairement d’une hiérarchie de commandement, parce que certains vont se sentir dominés d’autres vont se sentir dominants et quand c’est comme ça on fait éclater ce qui ne devait pas être. Nous nous sommes dit puisque ça divise, on se sépare, les uns travaillent d’un côté, les autres d’un autre côté on essaie d’harmoniser ça pour présenter aux autorités de transition »,a-t-il souligné.

Interrogé sur la décision des autorités de la transition de faire organisé les élections par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, Aliou Bah affirme

«La crise de confiance entre les acteurs politiques et l’État par rapport à sa neutralité et sa responsabilité dans la gestion des processus électoraux a emmené à composer un organe parallèle qui puisse travailler. Mais ce qui s’est passé théoriquement c’était la CENI qui faisait les élections mais pratiquement c’était l’administration du territoire qui le faisait. Il faut ramener de la confiance si cela est fait il n’y aura aucun obstacle que l’État gère le processus mais à condition que les autorités de transition nous démontrent qu’il y’a un process par lequel la confiance est de retour d’où l’intérêt du dialogue », a laissé entendre le président du MODEL.

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