Le 1er mars 2020 est la date prévue pour les élections législatives et le référendum en Guinée. Pendant ce temps, le Front National pour la Défense de la Constitution(FNDC) dans sa dynamique de s’opposer au projet de nouvelle constitution se prépare pour empêcher la tenue de ces scrutins sur toute l’étendue du territoire. Mamadouba Tos Camara, maire de la commune de Matoto estime que cette position du FNDC serait une atteinte à l’autorité de l’Etat. Car, selon lui, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

« Je pense que le vote est un droit civique, le FNDC n’a aucune le droit d’empêcher le vote d’un citoyen. LA liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Donc chacun est libre d’exercer son opinion. Donc je pense qu’empêcher le vote de son prochain c’est porter atteinte à son autorité. Je pense que la loi pour agir contre ces personnes qui essayent de troubler l’ordre public. Ceux qui sont Pour sont obligés d’aller voter, ceux qui ne sont pas Pour n’ont qu’à rester à la maison. Je pense que c’est aussi simple que ça », a-t-il défendu.

A en croire Mamadouba Tos Camara, 80% de la population de la commune de Matoto ont retiré leur carte d’électeur et sont motivés d’aller voter le 1er mars. « Le taux de retrait aujourd’hui des cartes d’électeurs dans ma commune, ça je n’en croyais pas. Les populations sont motivées pour aller retirer leur carte. La motivation que j’ai vu cette fois-ci pour ceux qui sont conscients hein. Certains aussi refusent de venir, ceux qui refusent de venir sont ceux-là qui ne veulent pas voter. Ceux qui ne veulent pas aller n’ont pas le droit d’aller retirer leur carte, mais ceux qui veulent aller voter, actuellement les 80% ont leur carte d’électeur et sont motivés pour aller voter », a-t-il fait savoir.

Quant aux menaces du FNDC pour empêcher les élections, le premier élu de la grande commune de Conakry rassure qu’il n’y aura aucun incident dans sa commune.

« Cette menace du FNDC ne me dérange aucunement. Ils ont menacé depuis combien de mois ? Plus de 9 ans, mais est-ce que ça a dérangé ma commune. La population vague librement à ces activités. On n’a jamais senti la fermeture des classes. Et la jeunesse est consciente parce que nous n’avons rien. Manifester pour détruire ça, c’est pourquoi la jeunesse de Matoto dit non. Je demande à la population guinéenne d’aller voter massivement et je demande à ma commune, des citoyens de cette commune de faire en sorte que le jour du vote et après le vote, qu’on soit classé en première position à travers un taux de participation élevé. Je leur demande la paix et je les rassure que toutes les dispositions sont prises. Il n’y aura aucune pagaille. Et tout le monde sera sécurisé dans les différents bureaux de vote, parce que je n’accepterai jamais que des bandits viennent empêcher les citoyens de s’acquitter de leur droit civique. Et ce droit sera vraiment protégé », a conclu le maire.

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