Conakry : Le journaliste André Gaston Morel arrêté, jeté en prison puis libéré

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Tout s’est passé dans l’après-midi du lundi, 27 janvier 2020. Le journaliste et vice-président de l’Association Guinéenne des Editeurs de Presse Indépendante (AGEPI), a été interpellé, mis en prison avant de recouvrer sa liberté. Le patron du journal le Patriarche explique ce dont il est reproché :

« Je suis reproché de diffamation  et d’injures publique. C’est monsieur Magassouba qui a porté plainte contre moi. Alfousseiny Magassouba, le conseiller juridique d’Iboun Conté. Après avoir échoué dans le dossier de l’AGEPI, il passe par d’autres chemins pour dire que l’ai insulté, je l’ai diffamé. Il dit que je l’ai injurié dans la rue de passage, je l’ai diffamé chez des gens. Je ne sais pas de quelle manière moi j’ai procédé pour diffamer Magassouba. De toutes les façons, on est  installé o GN, j’ai été auditionné, j’ai donné ma version des faits. J’ai été mis aux gnoufs c’est ce que je n’ai pas aimé parce que tout simplement je devrais être entendu.  D’abord je ne suis pas un bandit, je ne suis pas un criminel, je ne suis pas quelqu’un qui a violé une femme. Donc je ne m’attendais pas à ça. J’ai été mis aux gnoufs à la gendarmerie du marché Niger à Kaloum.

Après quand madame la procureur s’est rendue compte que je suis journaliste, elle a ordonné à ce que je sois libéré. Et les choses continuent leur cours normal ».

Le vice-président de l’AGEPI a surtout regretté les circonstances dans lesquelles il a été interpellé. « C’est au niveau du siège de l’AGEPI que j’ai été arrêté avec un véhicule pickup bombé de gendarmes. Quand ils sont venus, ils m’ont dit de monter en  montrant un mandat d’arrêt que j’ai lu. Comme n’est au-dessus de la loi, je me suis dit que vraiment il faut répondre. C’est ce que j’ai fait. Quand je suis allé, ils m’ont mis aux gnoufs directement sans être entendu, rien, j’ai été emprisonné », déplore le journaliste-chroniqueur.

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