Conakry : Les populations de Taouyah à pied d’œuvre pour débloquer la principale voie qui mène à leur quartier

0
81

Depuis trois ans maintenant, la route qui mène au quartier Taouyah à partir du marché devient impraticable pendant la saison hivernale. Avec les grandes pluies qui s’abattent sur la capitale, il est difficile voire dangereux même pour les piétons de se frayer le passage surtout des femmes qui se rendent au marché, au risque d’être emportés par l’eau.

C’est pourquoi, pour le deuxième weekend consécutifs, des jeunes et des femmes du quartier se sont mobilisés pour débloquer cette voie. Cette opération d’assainissement ( balayage et cuirage de caniveaux) a duré de 7h à 19h dimanche, 08 septembre 2019.

« Quand il pleut, la route est complètement bloquée. On ne peut pas passer. Cela peut prendre 2 à 3 jours. Parfois, il faut contourner pour aller dans l’autre sens. Tandis que c’est une route d’affranchissement pour ne pas encombrer la route principale. Aucune autorité ne s’intéresse à cette situation même la commune (mairie) dont le siège est tout prêt. Donc l’initiative est venue des associations de jeunes. Avec les bonnes volontés du quartier, on s’est donné la main pour faire ce travail. Et ça ne s’arrête pas aujourd’hui(dimanche). Le week-end prochain, nous serons là encore pour continuer », a expliqué Aboubacar Camara«Becken», un des responsables de la jeunesse.

En dépit de la contribution des initiateurs et l’apport de quelques bonnes volontés du quartier, toutes les démarches des jeunes et femmes de Taouyah au près des autorités ont été vaines ce, après la collecte des ordures, lors le weekend dernier.

Mohamed Lamine Camara”Passi”, Président de la jeunesse explique : « Quand on a collecté les ordures, on les a mises sur le pont. Et pendant toute la semaine, on a mené des démarches auprès des autorités communales pour pouvoir dégager ces immondices. Mais on n’a pas eu les moyens. Ils (responsables de la mairie) disent qu’ils n’ont pas de subvention, qu’ils n’ont pas de budget. Ils ont dit qu’il y’a une entité qui doit s’occuper de ça. Comme ça tardait, on s’est donné la main pour louer des camions. On paie 200.000 GNF pour chaque voyage. Et le camion a fait à peu près 7 voyages. Et on loue la machine à 3 500.000 GNF par jour».

Après deux journée de travaux sur cette route, Mohamed Lamine Camara estime que la circulation est désormais débloquée.

Le dimanche prochain sera consacré à la suite des travaux, a-t-il ajouté.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*