Dans le souci de renforcer le système éducatif guinéen, la structure “Intelligentsia 3.0” a organisé le samedi 11 juillet à Conakry, une journée de réflexion sur le système éducatif guinéen. Le thème a porté sur “Education, adéquation, formation, emploi”.

A travers cette journée, les acteurs de l’éducation ont eu à échanger sur les problématiques liées à l’enseignement dans le but de trouver des pistes de solution.

Selon Mamoudou Montes Diakité, Coordinateur général d’ Intelligentsia 3.0, cette initiative vient d’un constat amer sur le système éducatif guinéen.
« Nous sommes là pour une journée de réflexion sur le système éducatif, parce que nous avons fait le constat comme tous les Guinéens peuvent le faire facilement, que notre système éducatif a de sérieux problèmes. Cela se comprend par le fait que toute suite après les études les gens ont du mal à avoir du travail, alors que l’école est censée préparer les gens, préparer leur avenir professionnel. Dans ce cas s’il n’y a pas d’adéquation entre ce qui est appris à l’école et ce que le marché d’emploi demande. C’est qu’il y’a un problème. Donc nous avons décidé d’organiser cette journée et faire venir des personnes qui ont plus ou moins de compétences à la matière pour venir réfléchir ensemble et nous proposer quelques idées, qu’on pourrait retransmettre aux autorités en charge de l’éducation», a expliqué M.Diakité.

Interpellée sur des problèmes et solutions de l’enseignement pré-universitaire Camara Djénab Touré, paneliste met en avant l’ignorance sur la petits enfants.

« Pour moi les petits enfants sont les oubliés du système éducatif.La petite enfance sa gestion est confiée à un autre département, qui est le ministère de l’action sociale, mais j’avoue que dans tout le système éducatif, on a construit suffisamment d’écoles primaires, de collèges, de lycées à travers le pays, mais on a oublié de faire la case des touts petits. Alors que, si nous voulons que les enfants soient encadrés, il faut commencer à base âge. À partir de deux ans, un enfant doit se trouver dans un cadre où il va commencer à être formater, où il va commencer à recevoir tout ce qui est bon dans la société, donc l’éducation civique. Et il aura la facilité d’apprendre à l’école primaire», a-t-elle fait comprendre avant de proposer dans ce sens:

« mais pour cela, j’ai proposé que ce probleme soit décentralisé au niveau des collectivités térritoriales, que se soit les communes qui mettent cela dans leur plan de Développement local, dans leur plan d’investissement annuel, la construction des cases des touts petits, la formation des encadreurs de ces enfants», propose la directrice du département fichier, commissaire à la CENI.

Au sortir de la salle les participants estiment que ces pistes de solution tombent dans des bonnes oreilles. C’est le cas de Dominique Bangoura « tout le monde est d’accord que nous avons des problèmes pour lesquels il faut trouver des solutions et que ces problèmes sont structurés. Il y’a des problèmes d’infrastructure, il y’a des problèmes de personne, il y’a des problèmes de programme, mais aussi il y’a le rôle des différents intervenants dans le système. Les approches de solution ont été proposées j’espère bien que ces solutions tomberont dans des bonnes oreilles», a-t-il souhaité.

Après cette journée de reflexion, la structure Intelligentsia 3.0 projette un programme de formation des bacheliers sur les techniques d’orientation.

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