Débat sur la constitution : Le parti historique PDG-RDA donne sa position

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En principe, l’année 2020 marque la fin du second et dernier mandat du président Alpha Condé à Sekoureyah. Plus cette date s’approche, plus le débat sur un éventuel projet de nouvelle constitution s’intensifie. Le PDG-RDA, premier parti de la république de Guinée ne reste pas en marge de ces discussions politiques. A l’occasion de la 49ème commémoration de l’agression de la Guinée, le 22 novembre 1979, ce parti historique a décliné sa position face à la constitution du 10 mai 2010 qui fait l’objet de divergence d’idées.

 

L’ancien parti du feu Ahmed Touré tient fort à la souveraineté du peuple et estime que toute constitution doit être soumise à l’approbation du peuple, comme cela a été le cas des précédentes constitutions que la Guinée a connues.

 

«Nous avons connu cinq constitutions. En 58 c’était la première constitution qui avait 53 articles. Dans son article 3, il était décrit que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce. Dans la constitution de 1982, l’article 4 stipulait également que c’est le peuple qui est souverain. Si nous prenons la constitution de 1990, l’article 2 disait que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce soit par ses représentants élus ou par référendum. Mais la constitution de 90 a été révisée en 2005. Après ces différentes révisions, ses lois fondamentales ont été soumises au peuple souverain qui l’a voté par référendum. Donc il appartient au peuple d’adopter ou de rejeter ses textes. Car c’est lui le souverain », a rappelé Rafan Kaba, membre du PDG-RDA.

 

Selon ce jeune qui a exposé sous un ton du feu Ahmad Sekou, la constitution du 10 mai au tour de laquelle il y’a assez de tôlé, n’est ni souverain ni légitime ni légale.

 

« Elle n’est pas légale parce que la loi de 90 révisée en 2005 avait dit que quand il y’a vacance de pouvoir ou incapacité du président de la république, ce sont les députés qui assument. Mais si le parlement n’est pas fonctionnel, il y’a des organisations politiques, sociétales, syndicales qui pouvaient s’organiser pour assumer la transition, organiser les élections et donner le pouvoir à un président civile. La loi interdit qu’on révise une constitution pendant la transition, mais ça n’a pas été respecté en 2010. Donc elle n’est pas légale parce qu’elle n’a pas fait ce que la loi a dit. Elle n’est pas légitime parce que c’est le peuple qui est souverain. Qu’est-ce à dire sur la souveraineté ? La souveraineté c’est la compétence des compétences. C’est le pouvoir suprême et inconditionnée. Suprême parce que c’est un pouvoir qui est supérieur à tous les autres pouvoirs. Inconditionnée parce qu’elle ne tient son pouvoir d’aucun autre pouvoir. Et tous les autres pouvoirs viennent de lui. C’est pourquoi il appartient au peuple souverain par le biais du vote de se prononcer sur une loi ou un texte. Mais cela n’a pas été fait en 2010, et alors on nous fait croire que nous avons une constitution. Une constitution élaborée pendant la transition, une constitution qui n’a pas respecté la volonté du peuple n’est qu’une loi en théorie, mais en pratique elle n’est en aucun cas une constitution. Dans les faits elle n’existe pas », a réagi Arafan Kaba.

 

Le parti PDG-RDA compte ramener la souveraineté au peuple de Guinée à travers une constitution qui répond aux exigences de la démocratie.

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