Déclaration de l’URTELGUI à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes

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L’URTELGUI, à l’instar des autres associations de presse du monde, célèbre aujourd’hui, le 02 novembre 2020, la  Journée internationale  de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes. Cette journée commémorative doit être mise à profit pour sensibiliser les pouvoirs publics et toutes les entités de la société guinéenne sur les atteintes à la liberté de la presse et à la dignité des acteurs de médias.

 

Au cours de la dernière décennie, plus de 700 journalistes ont été tués dans le monde parce qu’ils informaient le public. Fait inquiétant : sur dix crimes commis contre des professionnels de médias pendant la décennie écoulée, seul un aboutit à une condamnation. Cette impunité non seulement enhardit les criminels, mais aussi décourage la société, y compris les journalistes eux-mêmes. L’impunité favorise l’impertinence des journalistes et alimente un cercle vicieux.

 

Il vous souviendra que c’est à sa 68e session, en 2013 que  l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/68/163 qui a proclamé le 2 novembre Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Cette résolution a exhorté les États Membres à prendre des mesures précises pour combattre la culture actuelle d’impunité. La date a été choisie en mémoire des deux journalistes français assassinés au Mali, le 2 novembre 2013.

 

La résolution historique des Nations Unies, citée plus haut, condamne toutes les attaques et violences perpétrées contre les journalistes et travailleurs de médias. Elle exhorte également les États Membres à faire tout leur possible pour prévenir cette violence, traduire en justice les auteurs des crimes commis contre des journalistes et travailleurs de médias, et veiller à ce que les victimes disposent de recours appropriés. Elle demande en outre aux États de promouvoir un environnement sûr et propice dans lequel les journalistes puissent effectuer leur travail de manière indépendante et sans ingérence indue.

 

L’URTELGUI invite tout un chacun à contribuer à la création d’un environnement sûr pour les journalistes et les professionnels de l’information, où qu’ils se trouvent. Mettre fin à l’impunité, c’est renforcer la liberté d’expression et encourager le dialogue. C’est aussi promouvoir les droits de l’homme et consolider les sociétés.

 

En cette journée de célébration de la journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes dans le monde en général et en Guinée en particulier, L’URTELGUI demande:

-Aux pouvoirs publics :

De favoriser l’application des textes locaux et les directives internationales en matière de protection des journalistes en Guinée.

Aux partenaires bilatéraux et multilatéraux du secteur des médias en Guinée :

D’œuvrer aux cotés des associations professionnelles des médias privés en vue de prévenir et punir les crimes et violences commis contre les journalistes guinéens

 

Aux médias :

De cultiver l’esprit de solidarité et de mutualiser les ressources en vue d’identifier et poursuivre les commanditaires et auteurs des crimes et violences commis contre les journalistes.

 

Aucun journaliste, où qu’il soit, ne devrait avoir à risquer sa vie pour informer le public. Ensemble, défendons les journalistes. Défendons la justice pour les journalistes.

 

Conakry, le 3 novembre 2020

signé

URTELGUI

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