Procès du FNDC : Ces derniers mots de Koundouno ont touché le procureur et le président du tribunal

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Après les réquisitions du procureur du Tribunal de Première Instance de Dixinn, Mafering Camara, président dudit tribunal a demandé à chaque détenu ses derniers mots avant les délibérations. Chacun d’entre eux s’est exprimé en signe de motivation et de détermination , mais celui qui a le plus attiré l’attention de la salle est Sekou Koundouno, leader du FNDC et fondateur de la Cellule Ballai Citoyen.
Les mots de la fin de Sekou Koundouno étaient sensibles du point qu’on pourrait lire sur le visage des magistrats en occurrence un sentiment de clémence pour le jeune activiste.
« Je tiens seulement à rappeler au procureur, en 2015 avec mon jeune âge j’ai été parmi les personnes qui ont facilité la rencontre entre le chef de l’Etat et son principal opposant en l’occurrence Cellou Dalein Diallo.Je tiens aussi à vous apporter la précision que quand il y avait des bavures tant au niveau des manifestants que des forces de l’ordre, que mon organisation a été la toute première en République de Guinée à déployer des observateurs indépendants afin de moraliser la gestion des manifestations politiques et sociales. Je tiens aussi à vous rappeler que dans cette république que le ministère des affaires étrangères françaises et de l’Europe m’a distingué comme étant une personnalité de l’avenir. Apres le ministre Curtis, je suis le deuxième guinéen à bénéficier de cette distinction. Je tiens aussi à vous rappeler que dans ce même pays une agence appeler J award m’a distingué comme étant le jeune de l’année en 2017. Je tiens aussi à vous rappeler ici que mon organisation a, au lendemain des élections communales, été la toute première à inviter devant les tribunaux les communicants des partis politiques, les responsables des coordinations régionales afin de dire à tout un chacun de mettre balle à terre.
Depuis que je me suis engagé dans cette lutte de défense des droits humains, j’ai toujours milité pour la paix, pour la quiétude et pour la défense des valeurs auxquelles la nation est souscrite », a lancé Sekou Koundouno, avant de réitérer son dévouement pour le respect des droits et libertés fondamentaux.
« Je ne regrette aucun acte. Je l’ai toujours dit et je le redis M. le Président que je ne me rendrai jamais. Je ne suis pas un lâche et je ne suis pas un hypocrite. S’il faudrait le faire, je préfère aller au cimetière m’enterrer. J’irai avec mon idéologie. J’irai avec ma détermination. J’irai avec mes convictions à défendre les valeurs auxquelles la nation a souscrites »
A rappeler que Sekou Koundouno a été condamné à 6 mois d’emprisonnement.

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