Tribune : La Guinée face à l’épreuve d’un bon vieux procès. (Par Aboubakr Guilavogui)

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Décidément, la classe politique guinéenne resserre l’étau autour du CNRD, junte au pouvoir de Conakry, concernant la question de la durée de la transition ? Peut-on comprendre cet acharnement gargantuesque de mauvaise foi de certains opposants politiques dans ce pays, qui déjà pleure plus de 60 ans de retard, économique, culturelle, politique, industrielle et sociale à cause de l’irresponsabilité à la fois politique, administrative et sociale des acteurs qui y vivent, (gouvernants et gouvernés). Avant l’intervention du coup d’État qui a renversé le Président Alpha condé, il faut rappeler que ces opposants ne savaient plus à quel saint se vouer, jour pour jour chacun d’eux se plaignaient, d’ailleurs ils baragouinaient sous tous les toits de la nation qu’Alpha Condé est le plus grand démon politique, il faut qu’il parte, c’est lui le problème de la Guinée, il n’aime pas la Nation. Maintenant qu’il est partit, qu’attendent-ils ? Venir au pouvoir ? J’ai bien envie de dire, qu’exprimer une ambition présidentielle ou songer d’un destin présidentiel est la meilleure chose que peut faire un homme au parcours politique et académique exemplaires. Il est normal dans toute société des lumières, que les uns expriment leur envie de vouloir gouverner les autres, sans la moindre prétention. Mais en Guinée tout sauf le contraire de la bonne politique qui peut conduire à un réveil révolutionnaire à la fois moderne et civilisé d’une nation qui est loin de ce qu’on peut appeler un pays développé sur tous les plans, d’une nation qui souffre de l’immortalité de certains de ses hommes politiques, qui décrit son retard par la faute de ses sujets, il vous suffit juste d’analyser objectivement la situation politique qui prévaut actuellement dans ce pays pour comprendre que certains  opposants politiques veulent encore reproduire le scénario de 2009 qui a marqué l’élection présidentielle de 2010, qui d’ailleurs avait conduit l’opposant historique au pouvoir après une très longue et coriace conquête. Celui qui était ovationné hier est aujourd’hui caricaturé dans un imaginaire subsonique, d’une certaine gymnastique cognitive de rare subtilité de ses hommes politiques qui se tapent la poitrine d’être saints hors en réalité ils sont cités dans les plus grands scandales financiers pour ne pas dire les plus grands crimes économiques irrémédiables, qui ont provoqué une certaine hémorragie économique au pays pendant leur gestion de la chose publique. Heureusement que l’histoire est encore présente et peu récente, elle peut nous servir dans notre refondation de l’État et la qualification de notre administration publique débarrassée de toutes tares morales et de vieux démons de la République qui se pensent providentiels, erreur monumentale car ils sont la conséquence de ce qu’on peut appeler les acteurs de l’apocalypse d’une nation.

Notre passé est certes dur et douloureux voir même carcéral mais il faut savoir une chose on ne pourra pas reconstruire notre nation si on rejette entièrement notre passé surtout ses parties les plus importantes, sur fait le CNRD a doté la Guinée d’une Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ayant, comme objectif, celui de lutter contre la délinquance financière, notamment les détournements de deniers publics. Cette CRIEF a un rôle clef dans un pays riche en ressources mais parmi les plus pauvres, en termes de revenus par habitant, c’est justement ça la honte nationale et internationale. Comment peut-on comprendre le retard grandissant de ce pays malgré toutes ses richesses énormes, si c’est pas la mauvaise gestion publique. Vue que la création de cette Cour marque la volonté de ne pas laisser impunis les scandales économiques que la presse rapporte tous les jours.

Le président Alpha Condé n’a pas eu cette volonté de lutter contre les infractions économiques mais Il en faisait plutôt un moyen de chantage sur des adversaires, sur des agents de l’État et cela a toujours été ainsi même sous le feu Président Lansana Conté, certains hommes politiques aujourd’hui se sont enrichis et ont créer des partis politiques pour nourrir des ambitions présidentielles, après avoir privés les guinéens de beaucoup de choses. Mais le béni CNRD a eu le courage de mettre en place cette spéciale cour, Dieu soit loué. Qui nous fera un véritable audit sur la gestion de la deuxième République à la quatrième République. Les masques doivent tomber, car il y’a des opposants qui savent si on lance l’audit ils se verront hors jeu car leur gestion publique d’hier les éliminera automatiquement, et le pays sera libéré des vieux démons despotiques, des kleptocrates. La CRIEF est là pour éclairer chaque guinéen sur tout, je dis bien tout aucun détail n’est à bannir, chacun doit répondre obligatoirement car nous voulons nous reconstruire donc que chacun ait le courage de répondre devant la loi quand les audits commenceront. Car à cette allure si certains opposants clament sans sourciller qu’ils sont saints, il nous suffit juste d’attendre et de voir la vérité s’exprimer après l’audit, c’est la seule façon pour nous de comprendre qui a fait quoi ou qui n’a pas pas fait ça, ou qui est responsable de ça ou n’est pas responsable de ça.

Qui de mieux comprend l’allure de la démarche de l’opposition qui exprime une certaine couardise, mais de quoi réellement ? S’ils ne se reprochent de rien, alors qu’ils restent patients, la vérité jaillira et la justice fera humblement et courageusement son doux travail. C’est cela une nation qui se responsabilise et rompt avec ses anciennes pratiques décadentes et horribles.

L’empressement de certains opposants est dû à quoi ? À la couardise de répondre de leurs actes ? Car la CRIEF ne tolérera pas, elle fera son travail tel que la loi le recommande.

Si la Guinée doit maintenant avoir un Président civil, ça doit être quelqu’un de saint qu’on ne reproche de rien, car il serait bien averti par le traitement inculpé aux autres qui seront coupables.

Vivement l’audit de la Première République à la Quatrième République !

Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra sortir de l’ornière, le gouffre profond dans lequel nous sommes actuellement.

Aboubakr Guilavogui, panafricain de la Guinée.

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